[ A r t i c l e___D e___C o m p o s i t i o n ] { à Surligner }

[ A r t i c l e___D  e___C  o m p o s i t i o n ]   { à Surligner }
Il y a un début à toute histoire,
Comme il y a un début à toute vie.
Celle de Milly n'a jamais été vraiment facile,

Et ne le sera jamais.

Milly est une des élus.
Les élus de Satan...




Petite présentation de Delphine J.

Delphine J., Que l'on surnomme également Strow, ou encore Miss Paper,
N'est rien d'autre qu'une Lycéenne à Aulnay-Sous-Bois, un lycée du département le plus pourri, c'est-à-dire le 93 . (non, moi je ne dis pas « 9 - 3 , Wesh Grosse » . J'ai appris à compter jusqu'à quatre-vingt-treize).
Qui du Bas de ses 15 ans essaye de Survivre, dans ce monde pourri.
Et, elle, elle a un cerveau . Incroyable ! Tu t'en doutais pas, avoue !
Ce qui est sur, c'est que même si son cortex (t'as vu, j'ressors le cour de Mme S . V . T (<- vieille expression à la con) ) n'est pas très développé, dedans y'a plein de lettres et d'arabesques qui s'entrelacent dans une danse créative.
Delphine J. Elle essaye pas de refaire le monde, elle veut juste le comprendre.
Mais comme elle n'y arrive pas, elle a créé le sien. (Parfois morbide, il faut bien l'avouer).
« Les Larmes Brûlantes » est un des nombreux pays qui a pris place sur cette planète blonde.
Delphine J. , Vous pouvez essayer de la comprendre autant que vous voulez,
Vous n'y arriverez jamais. Moi même je n'y parviens pas.
(Et je tiens à préciser que je ne suis pas Satanique.
Qu'il n'y ait pas de malentendu !)

[ Le rire est satanique, il est donc profondément humain. ]
______________________________________ C. Baudelaire

______________________________________ De l'Essence du rire





____ ____[ Je choisirai le paradis pour le climat, et l'enfer pour la compagnie. ]
____ ____ ______________________________________ M. Twain

____ ____ ______________________________________ Les flammes de l'enfer





______ ______ _____ [ Mieux vaut régner en enfer que de servir au ciel. ]
______ ______ _____ ______________________________________ J. Milton

______ ______ _____ ______________________________________ Le paradis perdu






# Posté le dimanche 10 février 2008 05:45
Modifié le samedi 23 février 2008 08:21

Les larmes brûlantes. - Chapitre Premier

Les larmes brûlantes. - Chapitre Premier
_ Tout histoire commence un jour,
_ Une nuit,
_ Bref , un moment, un instant, sous le soleil, sous la pluie, le vent tappant contre une fenêtre, le tonerre éclatant dans le ciel, tant de possibilité possible.
_ Voici comment commence celle de Milly . . .


Les larmes brûlantes.



Premier Chapitre. « Une nouvelle âme »




Une nuit parsemée d'étoiles et pourtant si triste, enveloppe doucement la ville de Los Angeles.
Un c½ur qui se serre, comme toujours, alors qu'il pleure de gouttes rouges sombres. Un sourire qui se dessine lentement, alors que des perles salées s'engouffrent entre des lèvres rouges. . .
Une adolescente agenouillée releva la tête, on apercevait ses yeux rougis à travers une longue mèche sombre. Elle ne devait pas avoir plus de 15 ans, peut-être 16, même si elle en paraissait plus. Ce qui est sur, c'est que pour son âge, elle avait déjà perdu assez de sang. Elle lâcha le bout de verre qu'elle tenait, qui s'écrasa sur le sol dans un bruit cristallin. Et elle leva le bras pour saisir un mouchoir qu'elle appuya contre son poignet, mais celui-ci fut vite imbibé de sang. Elle soupira et se fit un bandage avec une chaussette, comme toujours, avant de rebaisser sa manche. Elle observa l'heure, il était presque 19 heures, elle avait intérêt à se dépêcher de faire le repas, son père serait bientôt rentré.
Alors elle se leva, et avança d'un pas nonchalant jusqu'à la cuisine, ne prenant pas la peine d'allumer les lumières.
Elle s'arrêta brusquement : elle avait oublié d'aller acheter du pain en revenant du lycée.
En même temps, étant donné qu'elle était revenue en courant, les larmes aux yeux, elle n'aurait pas vraiment pu s'y arrêter. D'habitude les remarques désobligeantes de ses camarades ne la touchaient pas, mais cette fois ça avait été trop. Une fille qu'elle détestait, le genre de filles magnifique et populaire, que tout le monde aime parce qu'elle est soi disant "gentille" l'avait achevée. Elle se souvenait parfaitement de ses paroles : " Heureusement que ta mère est morte avant d'avoir pu voir ce que tu es devenue».
Elle se fondait dans le moule, comme tout le monde, elle s'en prenait à la pauvre cinglée qui avait déjà fait deux tentatives de suicide. Mais ces paroles, ces paroles... Jamais Milly n'en avait entendu de plus méchante, de plus blessante.
Tant pis pour le pain, ce n'est pas comme si c'était la première fois, elle avait l'habitude...

Elle ouvrit un tiroir pour en sortir une casserole qu'elle remplit d'eau afin de faire cuire des pâtes. Elle sursauta lorsqu'elle entendit la porte d'entrée grincer. Non pas qu'elle était surprise parce qu'elle se demandait qui c'était, mais justement, parce qu'elle savait qui arrivait... Un silence suivit cette entrée, le silence avant la tempête. Un homme d'une quarantaine d'année entra dans la pièce éclairée, il avait une légère barbe, qui cachait à moitié ses lèvres pincées. Des sourcils en V accentuant la sévérité de son regard, retombaient sur des petits yeux noirs de porcelet. Il était gras, caractéristique que Milly avait héritée de lui, sans pour autant être considérée comme vraiment grosse, elle avait des kilos en trop, comme on dit. Il la regarda d'un regard méprisant, tandis que l'adolescente ne prêtait pas attention à lui. Il ouvrit le frigo pour en sortir du saucisson.









Photographie .




# Posté le dimanche 10 février 2008 06:34
Modifié le dimanche 24 février 2008 14:08

Les larmes brûlantes. - Chapitre Premier - Part II

Les larmes brûlantes. - Chapitre Premier - Part II
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- Où est le pain ? Demanda-t-il d'une voix caverneuse.
- Je... J'ai oublié d'en acheter, j'avais beaucoup de devoirs et
Elle n'eut le temps de finir sa phrase qu'elle sentit une grande main et des doigts semblables à des petits boudins s'abattre sur sa joue. La douleur fut vive, et elle sentit vite sa joue se colorer. Bien qu'elle ait l'habitude, malgré ce que l'on croit, la douleur ne s'estompe pas avec le temps, non, elle reste pareille. Autant physique que Morale. Mais après tout, elle avait plus mal lorsqu'elle se taillait les poignets, fendant doucement sa peau claire et fragile. Mais ce soir n'était pas un soir comme les autres, non, ce soir elle avait réfléchi. Sa mère devait l'observer, elle devait être triste de voir ce qui s'était passé après sa mort. Comment son père l'exploitait, comment il la frappait si souvent, comment elle, elle avait tenté de la rejoindre, comment elle se tuait à petit feu. Il fallait que tout cela cesse. Oui, tout devait s'arrêter. Pour sa mère. Mais aussi pour elle, elle ne pouvait plus vivre comme ça, c'était impossible. Elle se tourna pour être de dos à cet homme qu'elle haïssait, ouvrant un tiroir ...
- Tu ne comprends pas encore ? murmura-t-elle avec un sourire.
- Qu'est-ce que t'as dit ? Petite conne ! Répète-le tout de suite ! Je vais t'apprendre à marmonner moi !
Elle se retourna doucement, cachant un long couteau de cuisine dans son dos.
- TU NE COMPRENDS PAS ENCORE ? hurla-t-elle. J'aime la douleur ! Je l'adore ! Je jouis à chaque fois que tu me frappes ! Alors frappe-moi ! Encore ! Allez, toi aussi tu adores !
L'homme resta bouche-bée, jamais il n'aurait cru entendre sa fille dire ça.
- Et toi aussi tu vas l'aimer ! Tu vas y gouter, et tu vas adorer ! Dit-elle dans un rire étrange, terrifiant...
Elle s'approcha de son père d'un pas lent, alors que celui-ci restait cloué au sol, sans rien dire, sans rien faire, encore étonné de cette annonce. Et lorsqu'elle fut assez proche, elle sortit l'arme de derrière son dos, et trancha la gorge de son père, trop rapidement pour qu'il ne puisse réagir. Elle se recula d'un pas, observant son père se débattre dans le vide, alors que le sang coulait à flot de sa blessure. Elle laissa tomber l'arme, et regarda cette pourriture crever devant elle, le sourire étrange ne quittant pas son visage pâle. Elle s'approcha de l'homme dont la vie s'échappait, et chuchota à son oreille :
- Ne t'en fais pas Papa, on se retrouvera en enfer.
A présent, elle était damnée, elle avait tué, elle était destinée à Satan...
Elle se leva, et remis sa frange en place. Aucun sentiment ne l'envahissait, même la joie ne daignait pas apparaître, tout en elle était figé. Cependant, elle continuait de sourire, comme si ses lèvres s'était fixées en une position quelque peu effrayante. Elle regarda autour d'elle, et s'avança vers la table, elle tira la nappe lentement, l'impression que le temps s'était arrêté l'avait peu à peu emportée. La brune revint sur ses pas, tenant fermement un des bouts du tissu beige entre ses doigts fins, les muscles de sa main crispés. Et elle observa un instant le cadavre sur le sol qui baignait, immobile, dans une marre de sang. Le liquide encore chaud s'étalait dans une course folle, semblant vouloir parcourir le plus de chemin possible, s'éloigner au maximum de la mort, glissant sur le carrelage, s'imprégnant dans les joints. Milly ne pouvait s'empêcher de penser à ce que cet être qui n'était pu, avait été ... avant.



# Posté le dimanche 10 février 2008 06:49
Modifié le dimanche 24 février 2008 14:09

Les larmes brûlantes. - Chapitre Premier - Part III

Les larmes brûlantes. - Chapitre Premier - Part III
Des bribes de souvenirs lui revenaient, celles de son enfance. Quand son père la prenait sur ses genoux, quand ils allaient à la pêche tous les deux, quand ils étaient heureux, quand ils s'aimaient. Mais tout à changé le jour où ils avaient appris que sa mère avait un cancer du sein, et qu'elle n'y survivrait pas. Tout s'est enchaîné, et voila à quoi elle en était maintenant. Elle, pauvre suicidaire de 15ans, devant le cadavre de son père, se vidant toujours de son sang. Elle, meurtrière complètement folle, debout dans sa cuisine avec un sourire terrifiant sur le visage. Elle s'assit sur le sol, ses pieds nus trempant dans le liquide sombre, et elle attendit. Elle attendit encore. Milly n'avait rien à faire, elle ne savait pas quoi faire, elle n'avait aucun remord, seul le sentiment de liberté l'envahissait, elle savait qu'on ne pouvait rien contre elle. C'était juste de la légitime défense, la pauvre enfant avait perdu sa mère, il ne fallait pas lui en vouloir, elle ne voulait plus être frappée ! Oui, laissez la pauvre petite fille suicidaire tranquille, ne voyez vous pas comme elle souffre ? Un rire diabolique s'échappa d'entre les lèvres de l'adolescente, elle était intouchable. Cette puissance qui naissait au fond de son âme l'enivra vite, complètement, totalement. Le pouvoir d'avoir pu décider de la vie ou de la mort de quelqu'un. Le pouvoir de supériorité. Elle avait commis un acte puni par la loi, mais s'en tirerai sans tord. C'était mal, tout ça était mal. Mais, elle l'adorait...
Elle se leva lentement, et quitta la pièce où commençait à régner une odeur gênante, pour se diriger vers sa salle de bain. Au fur et à mesure qu'elle avançait, elle faisait glisser ses vêtements, afin d'être totalement nue en entrant dans la pièce. Elle se regarda à travers le miroir, et admira ses traits fins. Ses yeux en amande d'un gris clair, qui avait trop souvent pleurés, s'accordaient parfaitement à son teint étonnamment pâle. Une longue frange de cheveux bruns aux reflets cuivrés s'abattait sur son nez fin, cachant en grande partie, la moitié droite de son visage. Le sourire avait pourtant quitté ses lèvres fines, dès l'instant où elle avait commencé à s'observer. Passant en détail chaque courbe de son corps, mémorisant son visage dans les moindres détails. Qu'elle avait été idiote de se détester à cause des autres ! Qu'elle avait été idiote de ne pas voir leur jalousie ! Qu'elle était... magnifique. Elle tourna le robinet d'eau chaude de sa baignoire et attendit que celle-ci se remplisse, contemplant encore son corps, au son de l'eau qui coulait. Puis lorsque cette dernière eut atteint un stade parfait, Milly entra dans l'eau doucement, lavant doucement le sang sur ses bras, ses pieds. La brune observa ses cicatrices et sourit doucement :
- Demain sera un nouveau jour. Demain, tout sera particulier. Demain je serai Reine. Murmura-t-elle, avant de se laisser glisser sous l'eau brûlante des enfers...


Fin du premier Chapitre.




( Photo : Je sais qu'elle ne va pas très bien avec l'histoire,
Mais c'est pour faire joli. =) )
# Posté le dimanche 10 février 2008 07:06
Modifié le dimanche 24 février 2008 14:09

Les larmes brûlantes. - Second Chapitre - Part I

Les larmes brûlantes. - Second Chapitre - Part I
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Second Chapitre. « Madreks »




Des notes de musiques se glissant entre les touches d'un piano dans une mélodie triste résonnaient dans une chambre. Celle-ci était grande, impression qui se voyait renforcée par sa hauteur plus que convenable. Les murs, couleur prune, s'accordaient au parquet sombre qui avait été posé sur ce sol. Un grand lit à baldaquin rouge sang trônait au milieu de la pièce. Et sur le couvre-lit de la même couleur où paressaient des coussins sombres, une adolescente était assise. Elle ne bougeait pas, tournée vers la grande fenêtre de la chambre. Lorsque l'on observait son visage, on pouvait voir un sourire étrange qui ne la quittait plus quand elle était seule.
Quelques coups furent frappés à la porte de la chambre.
- Je peux entrer ? demanda une voix aigue.
Milly ne prit pas la peine de tourner la tête, ni même de répondre. Et après un silence assourdissant, une vieille femme ouvrit la porte qui grinça légèrement. Mais celle-ci ne s'avança pas beaucoup, elle resta à l'encadrement du bout de bois. Elle semblait marquée par l'âge, les rides gravées dans son visage lui donnaient l'allure d'une patate trop vieille.
- Je ne vais pas te tuer, mamie.
La vieille femme eut l'air étonné, comme pour faire croire que ce qu'avait dit sa petite fille était invraisemblable, qu'elle n'aurait jamais pensé ça ; mais la vérité était toute autre. En effet, elle adorait cette enfant, elle l'avait toujours choyée, gâtée, aimée, mais à présent elle en avait peur. Pourtant elle qui ne lui avait jamais fait de mal, elle ne courrait donc aucun risque.
Mais elle se disait qu'après tout, une gamine de 15 ans qui tue quelqu'un, quelque soit le mal qu'il lui ait fait, à un problème. Qu'on ne sait jamais ce qui peut lui passer par la tête. D'ailleurs, elle avait raison, l'état de Milly n'allait pas en s'arrangeant...
Cela faisait trois semaines qu'elle avait tué son père, tout s'était passé comme prévu. Le lendemain du meurtre, un ami de son père avait voulu lui passer le bonjour, mais en entrant, une envie de vomir s'était emparée de lui, tant l'odeur était insoutenable. Et il était littéralement tombé en voyant le cadavre. Et tout s'était passé très vite, lorsque la jeune fille avait été observée, et que le médecin avait vu tous les bleus fait par son père, et toutes les cicatrices faites par elle-même, il avait eu pitié d'elle. Ce n'était pas dur, Milly avait bien joué le jeu, elle avait pleuré encore et encore, suppliant qu'on la pardonne, et tout ce qu'il fallait pour qu'elle s'en sorte sans trop de problème. Le juge l'avait envoyé chez ses grands-parents, en France...
Et elle ne mangeait presque plus, maigrissant à vue d'½il. Elle ne voulait pas maigrir, ou quoi que ce soit, elle se sentait juste bien en sentant son estomac se tordre, réclamer de la nourriture. Elle avait l'impression d'avoir du pouvoir, de contrôler quelque chose, n'est-ce pas idiot d'être heureux d'avoir du pouvoir sur soi-même ?...
Elle ne parlait plus beaucoup, répondant souvent aux questions par un « oui » ou un « non » de la tête.
Et ses pensées meurtrières et sanglantes ne s'étaient pas arrêtées, au contraire. Souvent, lorsqu'elle voyait quelqu'un, elle se demandait le meilleur moyen de la tuer, de la façon la plus réfléchie. Alors, elle se perdait dans ses pensées, et essayait, juste en l'observant, de deviner qui elle était, ce qu'elle faisait, ses problèmes, ses passions, tout. Et de ce qui serait le plus drôle, pour lui ôter la vie.






Photographie de
Yamada Taro
# Posté le mardi 26 février 2008 09:47
Modifié le mardi 26 février 2008 10:03